Retraite en france pour les étrangers : guide complet

Par Samuel Gerard

Publié le 29/12/2025

Retraite en france pour les étrangers : guide complet

Vous vivez en France ou y avez travaillé et vous vous demandez comment sécuriser votre retraite ? Bonne nouvelle, il existe des droits, des accords entre pays et des aides pour vous accompagner. Voici un guide clair et pratique pour comprendre la retraite en France pour les étrangers, éviter les pièges administratifs et préparer sereinement votre dossier.

💡 À retenir

  • Environ 2 millions d’étrangers vivent en France et peuvent prétendre à une retraite
  • Les règles varient selon le pays d’origine et les accords bilatéraux en place
  • L’ASPA (Allocation de solidarité aux personnes âgées) est accessible sous certaines conditions

Les droits des étrangers à la retraite en France

La retraite en France pour les étrangers repose sur un principe simple : les droits suivent les cotisations. Si vous avez cotisé en France, vous pouvez prétendre à des pensions, selon votre régime et votre durée d’activité. Les périodes travaillées à l’étranger peuvent aussi être prises en compte grâce aux règles européennes et aux accords entre pays.

La France compte environ 2 millions de résidents étrangers. Beaucoup ont eu des carrières mixtes, partagées entre plusieurs pays. C’est précisément pour eux que les conventions bilatérales et la coordination européenne existent, afin d’éviter de perdre des droits.

Qu’est-ce que la retraite en France ?

Le système français combine une retraite de base et une retraite complémentaire. La retraite de base des salariés est calculée sur la moyenne des 25 meilleures années, avec un taux maximum de 50 % si vous avez le nombre de trimestres requis. La retraite complémentaire, gérée notamment par l’Agirc-Arrco pour les salariés du privé, fonctionne par points.

Selon votre statut, vous dépendez d’un régime différent : régime général (salariés), Agirc-Arrco (complémentaire des salariés), SSI ex-RSI (indépendants), MSA (agriculteurs), régimes de la fonction publique, régimes spéciaux. Chaque régime a ses propres règles, mais le principe reste identique : vous cotisez, vous validez des droits.

Qui peut prétendre à la retraite ?

Vous pouvez demander votre retraite si vous avez l’âge légal, justifiez de trimestres et êtes en situation régulière. L’âge légal progresse pour atteindre 64 ans, avec un nombre de trimestres requis compris entre 166 et 172 selon l’année de naissance. Les majorations pour enfants, l’invalidité ou la pénibilité peuvent permettre un départ plus tôt ou améliorer le taux.

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Si vous avez travaillé dans plusieurs pays de l’Union européenne, de l’Espace économique européen ou en Suisse, les périodes se cumulent pour l’ouverture des droits. En dehors de l’Europe, les accords bilatéraux permettent souvent de totaliser les périodes et de liquider chaque part de retraite dans chaque pays, au prorata des années cotisées. C’est essentiel pour optimiser une retraite en France pour les étrangers et ne pas perdre de trimestres.

Montant de la retraite

Le montant dépend de trois éléments : votre salaire moyen, votre taux, et votre durée d’assurance en France. Exemple : si votre salaire annuel moyen est de 24 000 €, avec un taux de 50 % et 150 trimestres validés sur 172 requis, la pension de base française sera réduite au prorata des trimestres validés. À cela s’ajoute votre retraite complémentaire calculée à partir des points acquis.

Bon réflexe : vérifiez votre relevé de carrière au moins 2 à 3 ans avant la date envisagée. Faites corriger toute période manquante : stages, emplois saisonniers, service national, congés parentaux. Une carrière complète valorisée change fortement le montant final.

Démarches à suivre pour obtenir sa retraite

Démarches à suivre pour obtenir sa retraite

Un dossier réussi se prépare. Idéalement, commencez vos démarches 6 à 9 mois avant la date de départ souhaitée, surtout si vous avez des périodes à l’étranger. Pour une retraite en France pour les étrangers, anticipez les échanges avec les caisses étrangères pour éviter les délais.

Le chemin type ressemble à ceci.

  • Faire le point sur votre carrière : consulter votre relevé, identifier les trous ou erreurs, demander les corrections.
  • Choisir votre date de départ : selon l’âge légal, le taux plein, ou un départ anticipé selon votre situation.
  • Déposer votre demande de retraite : une seule demande peut souvent déclencher toutes vos retraites de base françaises; la complémentaire se demande aussi via son espace dédié.
  • Suivre l’avancement et fournir les pièces complémentaires si demandées.

Si vous vivez à l’étranger au moment de la liquidation, déposez la demande auprès de l’organisme de retraite de votre pays de résidence si un accord le prévoit. Sinon, adressez-vous directement aux caisses françaises compétentes. Après la liquidation, certaines caisses demandent régulièrement un certificat de vie pour continuer le paiement à l’étranger.

Documents nécessaires

Préparez un dossier propre et complet. Les pièces le plus souvent demandées :

  • Pièce d’identité et titre de séjour en cours de validité si vous résidez en France.
  • Justificatifs d’état civil et de situation familiale : livret de famille, actes de naissance, mariage, divorce.
  • Relevés de carrière français et attestations d’emploi à l’étranger, certificats de travail, fiches de paie clés.
  • Coordonnées bancaires (RIB) et justificatif de domicile.
  • Pour périodes étrangères : numéros d’assuré locaux, attestations des caisses concernées, traductions si utile.
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Astuce : scannez toutes vos pièces et nommez-les clairement. Réunissez les preuves pour chaque période litigieuse. Cela accélère la réponse des caisses, en particulier quand des périodes à l’étranger doivent être confirmées.

Exemples pratiques

Maria, espagnole, a travaillé 18 ans en France et 12 ans en Espagne. Ses périodes sont additionnées pour atteindre le seuil du taux plein. La France calculera la pension pour ses 18 ans, l’Espagne pour ses 12 ans, chacune payant sa part.

Ahmed, marocain, a cotisé 12 ans en France et 20 ans au Maroc. Grâce à l’accord bilatéral, ses droits sont reconnus dans les deux pays. Il perçoit deux pensions, au prorata de ses années cotisées de part et d’autre.

Lina, canadienne, a 5 ans en France et 30 au Canada. Elle fait valider ses périodes canadiennes pour ouvrir le droit côté français, puis touche une petite pension française correspondant à ses 5 ans, complétée par sa pension canadienne.

Dans tous les cas, pensez à demander un entretien information retraite gratuit. Pour une retraite en France pour les étrangers, ce rendez-vous permet de vérifier vos droits internationaux et d’éviter un départ mal calibré.

Conditions pour bénéficier de l’ASPA

L’ASPA complète les petites retraites pour atteindre un minimum de ressources. Elle s’adresse aux personnes âgées résidant en France qui disposent de faibles revenus. Elle peut être utile aux personnes ayant cotisé peu d’années en France, notamment après une carrière internationale.

Pour y avoir droit, vous devez avoir au moins 65 ans dans la plupart des cas, résider de manière stable en France, et respecter des plafonds de ressources. La résidence dite stable implique de vivre en France au moins 6 mois par an ou 180 jours. Les plafonds de ressources sont actualisés chaque année ; l’ASPA vient compléter vos revenus pour vous amener jusqu’à ce plafond.

Samuel Gerard

Samuel Gerard, passionné par le monde de la banque, partage ici des conseils pratiques et des analyses éclairées pour naviguer dans cet univers complexe. Mon objectif est de vous aider à prendre des décisions financières éclairées et à mieux comprendre vos options. Rejoignez-moi dans cette aventure financière enrichissante !

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